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dernière mise à jour : le 9 octobre 1996.
Pour mieux comprendre l'actualité : les fiches de MagNet
Habitants : 16,1 millions (en 1986)
Surface : 61 610 km2
Régime : présidentiel (suffrage universel, mandat de 6 ans)
Capitale : Colombo
Le Sri Lanka a été sous la coupe de l'empire britannique, jusqu'à son indépendance en 1948. Son peuplement explique pour beaucoup son histoire. Composé d'une majorité de cinghalais (environ 74% de la population), il compte aussi une importante minorité tamoule (18%). S'ajoute à cette dimension, l'appartenance religieuse différente de ces deux communautés. Les premiers sont en effet bouddhistes, tandis que les seconds sont hindous. Leur répartition géographique sur l'ensemble du territoire est à l'origine de biens des tensions actuelles. Les tamouls sont particulièrement implantés au Nord du Sri Lanka et dans une moindre mesure à l'Est.
LES TIGRES TAMOULS (LTTE = Liberation Tigers of Tamil Eelam) : C'est le principal parti d'opposition tamoul, organisé en guerilla. Le plus violent des mouvements contestaires. Il exige l'indépendance de la reacute;gion nord su Sri Lanka. LE PLOT (People's Liberation Organization of Tamil Eelam) : autre parti tamoul L'EPRLF (Eelam People's Revolutionary Liberation Front) : autre parti tamoul
Un autre site propose des liens avec différents aspects de ce pays. Les données économiques et politiques de l'ONU sont aussi accessibles sur le réseau. |
En 1948, après son accession à l'indépendance, le Sri Lanka instaura un régime parlementaire. Deux partis s'y disputèrent rapidement le pouvoir : le SLFP (Sri Lanka freedom Party) et l'UNP (United National Party), plus conservateur. Les membres de ces deux formations politiques étaient cinghalais bouddhistes. Alternant à la tête du pays, le SLFP et l'UNP mirent bientôt en oeuvre un vaste processus de démocratisation. Les progrès réalisés par le Sri Lanka furent d'ailleurs remarquables. La natalité fut maîtrisée, la situation économique assainie, tandis que les élections se déroulaient de façon régulière. Mais, dès cette date, cette majorité cinghalaise bouddhiste, indépendamment de la tendance politique gouvernante, va prendre les premières mesures discriminatoires à l'encontre de la minorité tamoule... En 1948, 800 000 tamouls indiens se voient refuser la nationalité sri lankaise. En 1956, le SLFP décide d'adopter le cinghalais comme langue officielle. En 1972, l'Etat, malgré sa constitution laïque, entreprend de défendre et de protéger la religion bouddhiste. Ces différentes mesures ont contribué à exaspérer la minorité tamoule, confrontée à de nombreuses difficultés économiques. En 1978, parallèlement à l'instauration d'une nouvelle constitution, le gouvernement sri lankais engagea l'économie de son pays dans une vaste phase de libéralisation. Les disparités et les inégalités économiques, déjà sensibles à l'intérieur du pays, ne tardèrent pas à s'exacerber. Les mouvements politiques tamouls modérés furent bientôt dépassés par des branches plus affirmées, revendiquant par exemple l'indépendance de la province nord à majorité tamoule. Les émeutes et les affrontements devinrent de plus en plus violents, pour culminer en 1983. |
A
partir de cette année, le conflit entre le gouvernement sri
lankais et les indépendantistes tamouls va se durcir. Les tigres
tamouls multiplient les actions terroristes, parfois aidés dans
leur tâche par des pays extérieurs. Leur principal soutien
financier et logistique provient de la province indienne du Tamil
Nadu. En 1987, les autorités de l'île tentent de s'entendre
avec l'Inde pour régler le conflit, en lui laissant la
responsabilité du maintien de l'ordre dans les régions nord et
de l'est. Mais l'accord se solde par un échec. Ce sont alors des
milliers de soldats indiens qui arrivent au Sri Lanka, sous le
nom de Force indienne de maintien de la paix, avec pour mission
de désarmer les rebelles et désamorcer la tension. En
réalité, les affrontements redoublent et en 1990, leur retrait
est décidé. Farouchement opposés à déposer les armes, des
tigres tamouls assassinent Rajiv Ghandi, en mai 1991 et perdent
du même coup certains de leur soutien. En 93, c'est le
président sri lankais qui est assassiné. En 1994, Madame
Kumaratunga devient présidente de l'île. Elle est élue avec
une majorité de voix par les différentes communautés, lassées
de cette guerre sans fin. De nouvelles négociations débutent
alors. Si les rebelles tamouls s'accordent à renoncer à
l'indépendance de leurs fiefs, ils continuent de revendiquer la
création d'une entité propre. Jusqu'à ce jour, les combats
entre les rebelles tamouls et les forces armées du gouvernement
se poursuivent. Le nombre de morts depuis le début du conflit se
chiffre en dizaines de milliers.
Marion Deye